Le journal d’Ariane ; 3 minis résolutions pour être plus heureux(se).

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[ Et j'ai simplement décidé d'être heureux(se) à nouveau.]

J’ai décidé de modifier quelques petites choses toutes simples dans ma vie afin d’être plus heureuse. Je tenais à vous exposer ces résolutions pour vous inspirer, mais aussi pour que vous me soumettiez d’autres idées!

1. Agir comme une femme-chien au lieu d’agir en femme-chat.

Là je vois vos expressions faciales de «huhhhhh mais de QUOI elle parle?» et je les comprends. Pour faire un bref résumé, disons que j’ai décidé de passer d’une personnalité type chat (méfiante, indépendante, et qui, par défaut, n’aime pas les gens dès la première rencontre) à une personnalité type chien (d’heureuse humeur, spontané, qui se réjouit d’un rien [comme d'aller prendre une marche] et qui aime les gens par défaut).

2. Faire des choses par moi-même plus souvent.

On a tous déjà raté un spectacle ou une pièce de théâtre que l’on souhaitait vraiment voir pour la seule raison que nous n’avions personne pour nous y accompagner, non? J’ai décidé de n’en faire qu’à ma tête et de me sortir plus souvent, qu’à cela ne tienne si je suis seule pour bruncher le samedi matin, au moins, je sors de chez moi!

3.  Manger de manière plus consciencieuse.

Par cela, je ne veux pas dire que je veux surveiller CE QUE je mange mais plutôt COMMENT je le mange. Après avoir lu l’excellent livre Savourez! du moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, je me suis rendue compte que je fais toujours quelque chose en mangeant : je lis le journal, je regarde la télévision, je texte, etc. Dans son livre, Thich Nhat Hanh souligne les bienfaits de vraiment savourer ce que nous mangeons, de se concentrer sur le goût et la texture des aliments pour mieux profiter du moment des repas. Et ça m’a vraiment donné envie d’essayer de me servir de la période des repas pour…manger tout court!

Quels sont vos trucs et astuces, au quotidien, pour être plus épanouis et heureux?

Béquilles émotionnelles et bagage sentimental.

563953_10150930750769428_547031617_n(Quand tu réaliseras à quel point tout est parfait, tu renverseras ta tête vers l’arrière et te moqueras du ciel. – Bouddha. )

Vous avez probablement remarqué ce phénomène des heureux (et moins heureux) hasards. Par exemple, je cherche, personnellement,  à me débarrasser de mes problèmes de dépendance affective. Je m’explique : j’ai toujours besoin d’une béquille émotionnelle, qu’elle soit amicale ou amoureuse, comme si je ne pouvais pas m’en sortir par moi-même par temps difficile. Et bien, la vie est si bien faite (!) que les gens déprimés sont de véritables répulsifs pour les gens heureux; vous êtes de bonne humeur et tout va bien? BOUM! Vous avez plein d’amis et de connaissances! Vous n’allez pas bien et avez besoin de temps pour vous relever d’un (ou de plusieurs) coup(s) dur(s)? TADAM! Vos amis fuient comme si vous souffriez d’une maladie contagieuse et il ne reste plus qu’à regarder vos problèmes en face et les affronter.

Tout ceci, à première vue, peut paraître bien triste. Quand j’ai remarqué ce phénomène, ma première réaction était de traiter les gens d’égocentriques et de bouder dans mon coin, ajoutant ainsi la déception et la rancune à mon état déjà fragile. Pourtant, si on prend la peine de bien y réfléchir ; tout est parfait ainsi. Si les gens qui vont bien fuient, inconsciemment, les gens qui vont plus mal, c’est peut-être par instinct de survie, pour ne pas se laisser traîner vers le fond…mais c’est peut-être aussi une bonne chose, du moins, dans mon cas. Si je suis dans un si piètre état, c’est en grande partie parce que je dois absolument régler mes problèmes de dépendance affective et apprendre à apprécier la solitude…mais surtout, apprendre à être heureuse par et pour moi-même.

Je ne sais pas si vous me suivez?  Si vous avez déjà observé ou vécu ce phénomène? Mais je suis persuadée qu’après les temps plus difficiles et nuageux des derniers mois, quand le ciel se dégagera pour moi et que le soleil pointera le bout de ses rayons, les gens qui se trouveront au bout de mon chemin seront les bons. Qu’importe si je perds des connaissances en même tant que je laisse derrière un lourd bagage émotif ; c’est pour le mieux.

(Légère) montée de lait : l’ère de la «surcommunication».

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(«Tu es une des rares amies avec qui je préfère être en personne plutôt que sur Facebook.»)

Bon, je sais, je chiale souvent sur toutes sortes de raisons en lien avec les réseaux sociaux, l’internet, et le surplus de moyens de communication en général. Faut croire que j’en ai long à dire / que ça me fait beaucoup réfléchir. Ces derniers temps, je vais de moins en moins sur internet et je laisse mon cellulaire de côté plus souvent, et, bien sûr, plusieurs questionnements émergent.

Faites le test. Laissez votre téléphone de côté plusieurs heures, et ensuite, regardez vos messages. Les gens, généralement, capotent quand vous ne répondez pas  à leurs sms, messages facebook et autres de manière instantanée. Et moi, plutôt que de me rassurer, ça me fait honnêtement peur. Nous avons constamment les doigts englués à un clavier, les yeux rivés à un écran, et ce, même si nous sommes en très bonne compagnie avec nos ami(e)s, nous profitons de moins en moins de leur présence, trop occupés à nous "tagger", à prendre en photo notre nourriture ou à texter…d’autres ami(e)s.

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(«Tu veux être mon ami sur Facebook? Comme ça, nous n’avons pas à être amis dans la vraie vie.»)

Mais pire que tout ça, c’est ce qui advient de notre solitude qui me trouble. Et je m’inclus bien sûr dans ces constatations. Nous ne sommes jamais vraiment seuls : que nous soyons dans notre chambre à lire un livre ou à dessiner, à la bibliothèque, dans une salle en train d’étudier, même dans notre bain!!! Nous avons toujours notre appareil mobile à portée de main «au cas où»… Et c’est que je trouve dangereux. Si personne ne nous texte, écrit, appelle pendant quelques heures, nous nous retrouvons inquiets face à un écran vide, à nous inventer toutes sortes de scénarios mentaux. Notre concentration et attention s’en retrouvent affectés, et personnellement, je trouve que je fais tout «moins bien».

Je pourrais parler de ce sujet pendant des heures, mais qu’en pensez-vous?
Êtes-vous confortables dans cette ère de surcommunication? 

Apprendre à (vraiment) prendre du temps pour se retrouver.

À notre époque, il est plutôt difficile de considérer de passer du temps complètement seul; nous avons constamment nos téléphones à la main et nos yeux rivés à nos écrans d’ordinateurs. Cachés derrière les divers rôles que nous avons à jouer en société, il est parfois difficile de se refocaliser sur qui nous sommes vraiment.

Pensez-vous parfois à ce que vous faisiez lorsque vous étiez enfants et seuls? Pour ma part, je lisais sans cesse, à m’en faire mal aux yeux! Ces temps-ci, je pense beaucoup à ce que j’étais, à ce que j’aurais pu devenir  si j’avais évolué autrement, etc. C’est pourquoi, quand j’ai appris que je partais au bord de la mer pendant deux semaines, sans internet ni cellulaire…j’ai été soulagée! Je suis allée à la bibliothèque, j’ai emprunté une dizaine de bouquins épais et je me suis dit que j’allais profiter de ce temps pour retrouver la Ariane que j’étais plus jeune : celle qui lisait tout ce qui lui passait sous la main, du derrière des boîtes de céréales au livre des records qui traînait chez ma grand-maman en passant par ma série fétiche Anne la maison aux pignons verts.

Et vous, quelles étaient vos occupations quand vous étiez plus jeunes?
Paniqueriez-vous si vous deviez passer deux semaines sans internet ni téléphone?
À quoi occuperiez-vous votre temps libre? 

On se revoit le 24 juillet mes amours!

Apprivoiser la solitude.

À l’époque où nous vivons, celle des réseaux sociaux, des blogs et des téléphones intelligents, il est parfois difficile de se ménager une plage horaire où nous sommes vraiment seul(e)s. Il est encore plus ardu d’apprendre à aimer sa solitude. Pourtant, je trouve qu’il est primordial de savoir comment être seul, comment se déconnecter (c’est le cas de le dire) de tous pour se recentrer sur soi. Certains font des retraites de yoga et de méditation, mais ces options ne sont pas toujours disponibles pour tous. Alors, comment je fais, en plein coeur de Montréal, par exemple, pour apprivoiser ma solitude?

(«La solitude c’est les vacances de l’âme, une opportunité d’arrêter de faire des choses pour les autres et de se surprendre et se satisfaire soi-même à la place.» image prise ici)

Tout d’abord, il faut s’assurer d’être physiquement seul ou de s’isoler dans un lieu clos : votre appartement, votre chambre, etc.
Ensuite, il faut fermer tout appareil électronique permettant d’entrer en contact avec vos proches : cellulaire, ordinateur, téléphone résidentiel, padget (ahah)…
Puis, il faut vous fixer un période de temps : vous pouvez commencer par une demi-heure de solitude quotidienne.
Le but est d’être bien lorsque nous sommes seuls, et non pas de se morfondre dans un coin en regardant sa montre …donc, enlevez-la et mettez-la au fond d’un tiroir.

Que faire alors?
C’est à votre discrétion, mais je vous conseille de réapprivoiser vos passes-temps. Pensez à ce que vous aimiez faire plus jeune, par exemple. Aimiez-vous lire, dessiner, faire de l’origami? Sinon, vous pouvez méditer, tout simplement en fermant les yeux, dans une position confortable, et en vous concentrant sur votre respiration. Si vous préférez être à l’extérieur, vous pouvez toujours aller vous balader en pleine nature (en évitant les parcs bondés où vous risqueriez de croiser de multiples connaissances). Idéalement, vous devriez penser à vous aménager une courte plage horaire de temps solo par jour ou alors un long moment seul de manière hebdomadaire. 

(«Je ne veux pas être seule, je veux être laissée seule.» image prise ici)

Seul hic?
Vous éprouverez parfois un besoin imminent de vous retrouver seul!

Est-ce que passer du temps en solitaire vous fait peur?
Vous stresse?
Quels sont vos trucs et astuces pour apprivoiser la solitude?