Le journal d’Ariane ; retour sur l’opération bonheur mars.

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(Le moment où j’ai appris à vraiment pardonner, j’ai débuté ma vie à nouveau.)

On dirait que le mois de mars s’est dit ; «AH OUIN? Comme ça, tu veux apprendre à pardonner? R’garde moi bien te donner des défis!»… Mais je pense l’avoir bien eu, parce que malgré les épreuves qu’il a mises en travers de mon chemin, je me suis vraiment bien débrouillée.

1.  Pardonner les gens qui m’ont blessée dans le passé.

Comme le chantait les p’tits Simard ; touuuuurne la paaaaage. J’ai toujours fait partie de la catégorie de gens qui, quand certaines personnes sortent de leur vie pour une raison ou pour une autre, se morfondent pendant des mois (ok, ok ; des ANNÉES). Mais POURQUOI, au fond? C’est normal ; les gens changent, évoluent, prennent des chemins différents. Ce mois-ci j’ai appris à lâcher prise, et mon dieu que je me sens mieux!

2. Me pardonner.

Je suis ultra perfectionniste et je m’en demande souvent beaucoup trop. Pour paraphraser ce qu’un vieil ami me disait il n’y a pas si longtemps ; tu te mets tellement de pression pour être parfaite que tu te mets toi-même des barrières dans ton chemin vers le bonheur. J’ai beaucoup travailler sur moi ce mois-ci, essayer de moins m’en demander, d’être indulgente envers moi-même, mais comme je trouve que j’ai encore du chemin à faire…mon mois d’avril sera centré sur un sujet qui englobe entre autre ceci (à suivre…)

3. Pardonner au jour le jour.

La vie a fait en sorte que je me suis disputée (très fort) avec un ami proche. Quoique cette chicane ne soit toujours pas résolue (et même que je doute qu’elle ne le sera jamais), je suis quand même en paix avec tout ça. Directement après notre conversation bouillonnante , j’ai rédigé des pages et des pages de texte sur mon ami en question, pour essayer de comprendre que ces agissements ne m’avaient pas pour seule cause, pour le pardonner et pour m’ôter un lourd sentiment d’impuissance. Et ça fonctionne! Si cet ami revient vers moi, je l’accueillerai à bras ouverts ; sinon, je le laisse filer en paix.

Comment s’est déroulé votre mois de mars?
Avez-vous eu un défi à surmonter?

Béquilles émotionnelles et bagage sentimental.

563953_10150930750769428_547031617_n(Quand tu réaliseras à quel point tout est parfait, tu renverseras ta tête vers l’arrière et te moqueras du ciel. – Bouddha. )

Vous avez probablement remarqué ce phénomène des heureux (et moins heureux) hasards. Par exemple, je cherche, personnellement,  à me débarrasser de mes problèmes de dépendance affective. Je m’explique : j’ai toujours besoin d’une béquille émotionnelle, qu’elle soit amicale ou amoureuse, comme si je ne pouvais pas m’en sortir par moi-même par temps difficile. Et bien, la vie est si bien faite (!) que les gens déprimés sont de véritables répulsifs pour les gens heureux; vous êtes de bonne humeur et tout va bien? BOUM! Vous avez plein d’amis et de connaissances! Vous n’allez pas bien et avez besoin de temps pour vous relever d’un (ou de plusieurs) coup(s) dur(s)? TADAM! Vos amis fuient comme si vous souffriez d’une maladie contagieuse et il ne reste plus qu’à regarder vos problèmes en face et les affronter.

Tout ceci, à première vue, peut paraître bien triste. Quand j’ai remarqué ce phénomène, ma première réaction était de traiter les gens d’égocentriques et de bouder dans mon coin, ajoutant ainsi la déception et la rancune à mon état déjà fragile. Pourtant, si on prend la peine de bien y réfléchir ; tout est parfait ainsi. Si les gens qui vont bien fuient, inconsciemment, les gens qui vont plus mal, c’est peut-être par instinct de survie, pour ne pas se laisser traîner vers le fond…mais c’est peut-être aussi une bonne chose, du moins, dans mon cas. Si je suis dans un si piètre état, c’est en grande partie parce que je dois absolument régler mes problèmes de dépendance affective et apprendre à apprécier la solitude…mais surtout, apprendre à être heureuse par et pour moi-même.

Je ne sais pas si vous me suivez?  Si vous avez déjà observé ou vécu ce phénomène? Mais je suis persuadée qu’après les temps plus difficiles et nuageux des derniers mois, quand le ciel se dégagera pour moi et que le soleil pointera le bout de ses rayons, les gens qui se trouveront au bout de mon chemin seront les bons. Qu’importe si je perds des connaissances en même tant que je laisse derrière un lourd bagage émotif ; c’est pour le mieux.

L’élément déclencheur & ne pas se sentir à la hauteur.

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Cette semaine, je crois avoir mis le «doigt sur le bobo». Vous voyez, j’ai énormément de difficultés à faire confiance aux gens, et j’ai aussi beaucoup de misère à avoir une bonne estime de moi. Je sais que nous sommes plusieurs à partager le même problème, et souvent, l’élément déclencheur peut paraître minime.

Le mien a été ma première «vraie» rupture, lorsque j’avais 17 ans. Ça peut paraître très superficiel, mais en fait, ça m’a vraiment fait mal. Je sortais alors avec un gars que j’admirais (trop) : des allures de rockstar, un peu dandy, mais surtout, SURTOUT hyper-brillant, intellectuel et cultivé. Quand ce dernier m’a laissé (le jour de la St-Valentin) sans me donner de raisons, parce qu’il ne savait même pas pourquoi, le message que j’ai retenu est ceci:

Tu ne mérites pas l’amour de ce genre d’homme ; tu n’es pas à la hauteur.

Vous voyez le genre?

Sauf qu’après plusieurs années et bien du recul, mais aussi après une longue discussion avec ma maman, j’ai compris que si le jeune homme en question avait rompu avec moi, ce n’est pas parce que je «n’étais pas assez»…c’est parce que lui-même avait des problèmes d’estime de lui (ce que j’apprendrai plusieurs années plus tard).

Pourtant, pendant des ANNÉES, j’ai souvent auto-saboté mes relations parce que j’avais le «sentiment de ne pas suffire» … alors pourquoi ne pas tout foutre en l’air dès maintenant, avant que l’autre ne me laisse de toutes manières?

Et c’est TERRIBLE, de penser ça de soi-même, que nous ne sommes pas assez bien pour être aimé ; si nous ne croyons pas en nous-même, comment est-ce que quelqu’un d’autre peut croire en nous (et ça ne vaut pas que pour l’amour, mais bien pour l’amitié et même les emplois) ?

Alors, j’ai décidé de pardonner au jeune homme en question…mais surtout, j’ai décidé de me pardonner. C’est bien trop triste, de ne pas s’aimer; c’est bien plus triste que de ne pas être aimé de quelqu’un d’autre. 

Quels sont vos trucs pour vous aimer sans conditions?
Avez-vous une bonne estime de vous, en général?

(Légère) montée de lait : l’ère de la «surcommunication».

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(«Tu es une des rares amies avec qui je préfère être en personne plutôt que sur Facebook.»)

Bon, je sais, je chiale souvent sur toutes sortes de raisons en lien avec les réseaux sociaux, l’internet, et le surplus de moyens de communication en général. Faut croire que j’en ai long à dire / que ça me fait beaucoup réfléchir. Ces derniers temps, je vais de moins en moins sur internet et je laisse mon cellulaire de côté plus souvent, et, bien sûr, plusieurs questionnements émergent.

Faites le test. Laissez votre téléphone de côté plusieurs heures, et ensuite, regardez vos messages. Les gens, généralement, capotent quand vous ne répondez pas  à leurs sms, messages facebook et autres de manière instantanée. Et moi, plutôt que de me rassurer, ça me fait honnêtement peur. Nous avons constamment les doigts englués à un clavier, les yeux rivés à un écran, et ce, même si nous sommes en très bonne compagnie avec nos ami(e)s, nous profitons de moins en moins de leur présence, trop occupés à nous "tagger", à prendre en photo notre nourriture ou à texter…d’autres ami(e)s.

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(«Tu veux être mon ami sur Facebook? Comme ça, nous n’avons pas à être amis dans la vraie vie.»)

Mais pire que tout ça, c’est ce qui advient de notre solitude qui me trouble. Et je m’inclus bien sûr dans ces constatations. Nous ne sommes jamais vraiment seuls : que nous soyons dans notre chambre à lire un livre ou à dessiner, à la bibliothèque, dans une salle en train d’étudier, même dans notre bain!!! Nous avons toujours notre appareil mobile à portée de main «au cas où»… Et c’est que je trouve dangereux. Si personne ne nous texte, écrit, appelle pendant quelques heures, nous nous retrouvons inquiets face à un écran vide, à nous inventer toutes sortes de scénarios mentaux. Notre concentration et attention s’en retrouvent affectés, et personnellement, je trouve que je fais tout «moins bien».

Je pourrais parler de ce sujet pendant des heures, mais qu’en pensez-vous?
Êtes-vous confortables dans cette ère de surcommunication? 

Amitié & compromis.

Juste une petite phrase pour commencer la semaine : ce sera mon mantra des prochains temps.
Disons qu’en amitié, j’ai souvent du mal à dire non, même si c’est à mon détriment…
Je vais travailler là-dessus, pour le meilleur et pour le pire!

(Je ne connais pas la clé du succès, mais la clé de l’échec est d’essayer de faire plaisir à tout le monde.)

Il y a un juste équilibre dans tout, surtout dans nos relations interpersonnelles. De plus, il s’agit d’un équilibre qui est fragile, mais sur lequel est basé toute amitié. Ça ne prend pas grand chose pour que tout s’écroule, alors chacun(e) doit y mettre du sien. Seulement, il ne faut pas que ce ne soit QUE des compromis, sinon, où est le plaisir? Si nous avons des limites à ne pas franchir, il faut les connaître et les faire respecter.

Savez-vous dire non?
Avez vous de la difficulté avec les compromis?
Quels sont vos trucs et astuces pour conserver une saine amitié?