Le journal d’Ariane : contrer la déprime par des projets.

tumblr_mdpqcfxTis1qkr7cmo1_500« Quand on rempli notre tête avec les bonnes choses, les mauvaises n’ont plus de place pour y entrer. »

C’est la première session scolaire de ma vie où je ne vais pas à l’école ( ça, c’est sans compter la grève, bien sûr). Et, comme tout ne s’est pas déroulé comme prévu cet automne, je me retrouve seulement à travailler à temps partiel. Cela me donne beaucoup de temps libres, ce qui pourrait être bien , mais qui, dans mon cas, rend ma quête d’optimisme encore plus difficile.

C’est bien connu ; plus on a de temps, moins on a de projets, plus on est aptes à laisser nos pensées vagabonder et le pessimisme nous emporter. C’est très insidieux, surtout lorsque nous avons des tendances dépressives. Aussitôt que vous ne faites plus rien, ou que vous pratiquez une activité «passive» (comme prendre un bain ou une marche par exemple), vous vous sentez subitement submergé par toutes sortes de sentiments négatifs, ou vous vous retrouvez à retourner et retourner des situations dans votre tête en angoissant.

J’ai décidé que pour contrer le cercle vicieux : je-suis-déprimée-alors-je-n’ai-pas-l’énergie-pour-faire-des-choses-alors-ça-me-déprime-encore-plus, la meilleure technique serait de faire toutes sortes de projets. Pas nécessairement quelque chose de gros ni de complexe, mais seulement de quoi m’occuper l’esprit en attendant mon retour sur les bancs d’école en janvier (hiiiiii)! Mais attention ; il ne faut pas non plus commencer trop de trucs à la fois et ne rien terminer!

Dans mon cas, c’est tout simple ; j’ai décidé de soumettre un texte à un concours d’écriture, de rédiger des lettres manuscrites à mes ami(e)s que j’enverrai ensuite par la poste, et de trouver de nouveaux blogs auxquels collaborer.

Quels sont les projets qui vous gardent motivés?
Connaissez-vous des passes de déprimes dues à trop de temps libres?

Le rôle des autres dans notre estime de soi.

(Tu peux être plus fort(e) que la poigne de la négativité ; ne laisse juste pas tomber la bataille.)

Il y a vraiment des trucs plus faciles à dire qu’à faire. Principalement quand on oublie les causes extérieures avant de se lancer, ce qui a été mon cas pour l’Opération Bonheur. Je me suis engagée à travailler sur mon estime de soi en pensant que tout était dans ma tête, que je devais faire mon bout de chemin, me convaincre d’à quel point je suis awesome et qu’ensuite, tout irait bien, comme par magie.

Et bien, non. Ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça. Si, dans les derniers jours, j’ai fait de gros efforts pour contrer mes élans de pessimisme et pour remplacer mes pensées négatives par des pensées positives, j’avais fait abstraction d’une grande source d’influence sur mes humeurs ; les autres. 

Je vous passe les détails de ma vie privée, mais nous avons tous, un jour, connu quelqu’un qui mettait le poids de son bonheur sur nos épaules. Ce qui arrive quand on décide que c’est assez? Cette même personne vous blâme pour tout le malheur dans sa vie. Et croyez-moi ; c’est lourd comme boulet à la cheville. Surtout quand on a déjà une estime de soi chancelante, il est rapidement facile de glisser sur la pente qui mène tout droit à la déprime et aux questionnements tels que « Suis-je vraiment un monstre d’avoir laissé tomber cette personne?» ou encore « Est-ce que je mérite d’être heureuse si je rends quelqu’un d’autre malheureux? »

Après avoir consulté Audrée et Catherine avec mes problèmes, parce que je n’en pouvais plus d’aller mal, je me suis remise à me battre contre ces voix dans ma tête  qui me faisaient croire que je ne méritais pas d’être heureuse. Les copines m’ont donné de bons conseils et ce que j’en retiens, c’est que ces personnes qui nous blâment pour leur malheur «(leur problème) est beaucoup plus profond et tu n’y es pour rien, (ils ont) quelque chose à régler et (ils auraient) aussi eu à le régler à un moment où un autre même sans toi.» dixit Audrée.

Avez-vous déjà culpabilisé parce que vous pensiez être la source du malheur de quelqu’un?
Pensez-vous que les autres ont une grande influence sur notre estime de nous?

Vivre & laisser vivre (sur internet).

Ça me peine souvent de voir à quel point il est facile de réclamer de l’attention pour les mauvaises raisons sur internet, et d’ainsi renforcer l’aspect négatif de ce moyen de communication. Il semble que comme tout peut être dit , posté et même encouragé ici (je pense par exemple au vidéo du tueur Magnotta ou aux blogs pro-anorexiques) nous devons à tout prix tirer profit de ce pessimisme pour ainsi attirer le plus de regards sur nous et nos humbles opinions.

Bref, j’ai lu un article sur un blog que j’aime bien normalement dont je tairai le nom ici, qui m’a beaucoup déçue. D’abord parce qu’il s’agissait d’une critique gratuite qui pouvait faire du mal à beaucoup de gens (dont, indirectement, moi) et ensuite parce qu’elle n’avait pas vraiment de lien avec le mandat du blog en question. En gros, c’était une série de jugements faciles sur les «mièvreries» postées sur le web et de critiques rudes gratuites basées par exemple sur les lectures des gens.

Je trouve qu’il est trop aisé de se servir d’une telle plate-forme pour taper sur la tête de n’importe qui. Nous ne devrions jamais écrire sur le web des méchancetés que nous n’oserions formuler à la face des gens . Oui, c’est correct de rédiger des articles d’opinions si ils sont critiques et offrent une «solution». Je suis juste contre la démolition non-constructive et tout à fait gratuite qui semble être à la mode en ce moment. De plus, je vois mal comment on peut se sentir mieux et en paix avec soi-même en agissant ainsi. Est-ce vraiment gratifiant? Perso, je préfère donner le sourire aux gens et faire preuve d’un bien-être contagieux lorsque c’est possible, non? Oui, bien sûr, je ne suis pas Mère Thérésa et j’ai moi-même eu des moments moins glorieux mais bon ; vivre devrait aussi signifier évoluer.

Dans le règne animal (oui, j’écoute un peu trop Découvertes), certaines races d’animaux (les lions et les hyènes par exemple) s’entre tuent pour pouvoir se nourrir et survivre. Par contre, si on les élève sans qu’ils aient besoin de chasser, ils sont capables de devenir amis. Ma question est : ça sert à quoi de se frapper dessus ici, sinon à créer une guéguerre puérile de qui a le plus de "likes" et de commentaires ? Est-ce vital? Non. Alors peut-on vivre et laisser vivre, s’il-vous-plaît? 

(Ouuuuuh. La preuve que mes métaphores sont basées sur du vrai. Petit moment de "awwwwwwwwww".)

C’est peut-être moi qui suit trop idéaliste ou sensible. Mais je ne suis pas la seule. Et oui, nous pouvons choisir et sélectionner ce que nous lisons sur internet (et croyez-moi je serai plus sélective à l’avenir). Mais pour faire ça court, je suis vraiment fière d’écrire pour un blog qui a pour vocation d’aider les gens, même si cela signifie parfois d’écrire à propos de «mièvreries» illustrées par des phrases écrites sur fond bucolique.

Quel est votre opinion sur le sujet?
Avez-vous déjà été blessés par des propos tenus sur le web?