Le journal d’Ariane : Opération Bonheur.

(Vous ne pouvez jamais avoir assez de bonheur!)

Comme Audrée vous l’a précédemment expliqué ici , elle a décidé de s’inspirer du livre de Gretchen Rubin The Happiness Project pour créer sa propre Opération Bonheur qui commence en novembre et durera un an. J’ai trouvé l’idée tellement bonne que j’ai décidé de l’a «copier», mais en l’adaptant à ma personnalité, aux améliorations que je pense devoir faire pour devenir une meilleure personne, être plus confiante, plus heureuse et partager ce bonheur avec ceux que j’aime. 

Alors! Voici mon calendrier des prochains mois! À chaque semaine, je vous parlerai dans mon journal de mes améliorations en lien avec le thème mensuel accordé, de mes trucs, astuces, découvertes, etc!

Novembre: estime de soi
Décembre: optimisme
Janvier: santé & sports
Février: trouver l’équilibre

Mars: le pardon
Avril: l’égo
Mai: s’assumer
Juin: miracles
Juillet: famille
Août: conscience sociale
Septembre: éducation /intellect / culture
Octobre: spiritualité

Alors, vous embarquez avec nous dans notre Opération Bonheur?
Quels seront vos thématiques, vos buts à atteindre, vos points de personnalité à améliorer?

Le journal d’Ariane : les congés (mieux) mérités.

Depuis quelques semaines (depuis mon retour de vacances) je travaille beaucoup (plus que j’en ai l’habitude). Plusieurs de mes collègues sont parties en voyage à leur tour et donc, je les remplace. C’est bien normal. Pourtant, pour moi il y a quelques temps, le simple fait de travailler six jours ou soirs par semaine m’aurait  complètement démoralisée. Dans ma tête, ça aurait sonné comme suit : « Argggg pourquoi je dois travailler quand y’annonce beau, c’est pas juste! » ou encore comme « Mehhhh il pleut je voudrais rester couchée à lire.» Voyez le genre?

Sauf que j’ai appris que dans la vie, mieux valait travailler plus pour pouvoir profiter mieux de nos journées de congé. Premièrement, parce que c’est bien connu, la rareté de la chose fait que c’est encore plus appréciable. Deuxièmement, parce que maintenant, j’ai un peu d’argent pour «financer» mes jours off . Alors à moi les gros brunchs dans des restaurants vegans, à moi les sorties au ciné ou au musée ; j’ai congé, j’me gâte, bon.

Alors, quand le service à la clientèle devient plus difficile, que j’ai mal aux pieds à force d’être debout sur la céramique, j’inspire, je pense à quel point j’ai désiré ce boulot, j’expire…et je souris. J’aurai pleinement le temps de savourer un roman de Jane Austen vendredi.

À quoi occupez-vous vos journées de congé?

Quels sont vos trucs et astuces pour passer au travers de votre semaine de travail avec le sourire?

Le journal d’Ariane : le changement.

«Si tu fais ce que tu as toujours fait, tu vas avoir ce que tu as toujours eu.»

J’ai pour mon dire que dans la vie, il faut savoir s’aider soi-même. Nous avons tous, dans notre entourage, quelqu’un qui se plaint sans cesse d’un problème dont la solution paraît évidente, mais qui ne fait absolument rien pour le régler : cette personne, vous savez, qui aime geindre? Par exemple : quelqu’un pourrait avoir des problèmes de santé répétitifs mais choisir de ne pas arrêter de fumer comme une cheminée ou de ne pas changer son alimentation.  Je trouve ça frustrant que ces dites personnes, qui nuisent à leur propre santé (et à celle des autres en ce qui concerne la cigarette) et en sont tout à fait conscients, prennent la peine de se plaindre à tous vents.

Peut-être que c’est simple de le dire, je l’accorde, mais quand tu sais ce qui fait que ta vie ne va pas bien…CHANGE. Et, à ce moment-là, ça me fera PLAISIR de t’aider à trouver des techniques, des astuces pour te sortir du cercle vicieux de tes habitudes nocives. Mais, en attendant, tu as deux alternatives : soit tu continues comme tu as toujours fait et que tu en assumes les conséquences en silence, soit tu te bottes là-où-il-le-faut et qu’après, tout le monde te supportera dans ta démarche.

[Désolée pour cette légère montée de lait, ça m'arrive.]

Connaissez-vous de ces gens qui préfèrent  se lamenter que de changer?
Avez-vous déjà dû effectuer des changements, petits ou grands, pour devenir une meilleure personne? 

Le journal d’Ariane : apprendre à se relever.

Mon (nouveau) proverbe préféré est japonais et dit "Tombe sept fois, relève toi huit fois". Je trouve que cela en dit beaucoup en très peu de mots. Si j’ai développé une capacité ces dernières années, c’est bien celle de la résilience : je me nourris des situations difficiles pour grandir. (Ici, je me permets de faire un parallèle avec le tatou de lotus que j’ai fait faire sur mon mollet la semaine dernière : cette fleur prend racine dans la boue, s’élève au dessus de l’eau et fleurit magnifiquement. Je crois que c’est une image forte.)

Une autre leçon de vie que j’ai apprise, c’est qu’il faut savoir prendre un pas de recul, parfois, pour remettre notre vie en perspective et ensuite avancer plus vite, sans trébucher. Et croyez-moi, la fin de mon mois de juin sera entièrement consacrée à mettre en branle mon "recul" ou plutôt mon "recentrement" . Depuis mes dix-huit ans, je n’ai eu en tête qu’un plan, c’était celui de déménager en appartement à Montréal et d’y vivre. Depuis deux ans, c’est ce que je fais et…je n’ai jamais été aussi malheureuse. Ça a pris un certain temps avant que je me l’admette, mais le fait est que depuis que j’habite le 514, les malheurs se succèdent dans ma vie et les malchances aussi. Peut-être que cela n’a aucun lien avec Montréal, c’est possible. Mais pour le moment, j’ai besoin de retourner dans la ville qui m’a vue grandir et de faire le point sur mes désirs, mes buts, mes objectifs, le tout bien entourée de mes bons amis et de ma famille.

Bien sûr, il faut que je marche sur mon égo pour avouer mon échec, mais dès que j’ai pris cette décision, avant même de commencer à faire mes boîtes , je me suis sentie soulagée et légère .

Avez-vous déjà eu à prendre une toute autre direction que celle que vous aviez planifiée?
À admettre qu’il vous fallait une pause, un temps mort, pour mieux vous retrouver?
Qu’avez-vous appris de vos chutes, de vos erreurs? 

Le journal d’Ariane : retour sur le Défi Têtes Rasées.

Comme vous le saviez probablement déjà, Audrée et moi avons participé au Défi Têtes Rasées de Leucan vendredi dernier, en rasant l’entièreté de nos cheveux au Café Campus, lors d’un 5 à 7. Cette soirée-là, nous étions si nerveuses que nous avions l’air de chevreuils (biches) devant les phares d’une voiture ; yeux écarquillés, inquiets, comme figées dans notre torpeur. Le pire, pour moi, c’était l’attente, le décompte mental des heures avant le moment fatidique. Mais dès le premier coup de rasoir électrique dans mes cheveux blonds, je me suis sentie plus détendue. Je réalisais toute l’amplitude du geste mais j’étais en paix avec moi-même. Et de voir ces gens dans la salle m’encourager, tapper des mains, me sourire m’a donné une énergie incroyable!

L’après-coup a été un peu difficile au début. Une fois le stress enfuit, la fatigue des derniers jours s’est affaissée sur mes épaules. J’avais seulement envie de rentrer chez moi, de me démaquiller et de dormir des heures et des heures…  et c’est justement en retirant tout mon maquillage que je me suis mise à me trouver jolie. J’ai passé beaucoup de temps devant le miroir, à analyser la forme de mon crâne et à observer le résultat final. Le milimètre de cheveux blonds très pâles qu’il me restait me faisait ressembler à un poussin avec son duvet. Je me suis finalement endormie, rassurée, fière de moi (nous) et…avec un peu froid au crâne.

(Ça, c’est moi !)

Depuis, je me suis rendue compte que j’adorais mon nouveau look. Je trouve que cela met en valeur les traits que je préfère chez moi. Et quelle agréable sensation que de sentir le soleil, la pluie, le vent sur ma petite tête dénudée! Étrangement, je dirais même que je me trouve plus féminine depuis…et j’envisage sérieusement de garder mes cheveux rasés pour un bon moment! 

En conclusion, non seulement nous avons réussi à amasser des fonds pour Leucan ( 6700$ à ce jour, soir 1700 dollars de plus que notre but) mais j’ai puisé en moi-même une force dont j’ignorais l’existence et une confiance en moi plus solide que jamais!

Avez-vous déjà rasé vos cheveux?
Si oui, était-ce pour Leucan ou une oeuvre de charité?
Si non, envisageriez-vous de le faire? 

Le journal d’Ariane : le défi têtes rasées de Leucan.

J’aurais très bien pu intituler cet article : «tête rasée et panique généralisée». Comme vous le savez déjà, Audrée et moi participons au Défi Têtes Rasées de Leucan. J’ai en ce moment les cheveux courts, et je les ai souvent eu très courts, en alternant entre une coupe à la Jean Seberg et une coupe à la Twiggy.

Pourtant, il y a une MARGE gigantesque entre avoir très peu de cheveux…et ne pas en avoir du tout! Seulement…c’est cette semaine que cette fatalité m’a frappée, Dieu sait pourquoi, et que je me suis mise à avoir de petites crises de panique et d’estime de moi suivies de questionnements plus ou moins existentiels ;  qu’est-ce que je fais si la forme de ma tête est en fait repoussante? est-ce que les gens vont se moquer de moi? mes amis me renieront-ils? et ma famille? me reconnaîtra-t-on dans la rue? le veux-je vraiment?…etc, etc.

C’est pourquoi j’ai décidé de lister les raisons pour lesquelles cette expérience serait bénéfique…et de les partager avec vous!

1. C’est pour une excellente cause.
2. Je pourrai expérimenter différents looks ( à moi les turbans, les grosses boucles d’oreilles et les cat eyes)!
3. Mes cheveux repousseront tout nouveaux, tout beaux, tout naturels et en super forme.
4. Peut-être que cela m’aidera à me dissocier de mon ego ( et à me rapprocher de la philosophie bouddhiste).
5. Cet été, je n’aurai pas chaud au crâne (ahah)!

Et pour quand je suis en mode «détresse extrême», il y aura toujours Google Images et "Natalie Portman Shaved Head".

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Le journal d’Ariane : vivre "unplugged".

Il y a eut, pour chacun(e) de nous, une de ces journées où l’on oublie son I-Pod, téléphone intelligent ou autre à la maison ; FATALITÉ ! Que faire dans les transports en commun, qu’écouter en joggant, avec quoi se distraire dans les salles d’attentes, dans les files interminables ou en magasinant seul(e) ?

Ma réponse : écouter. J’ai passée toute une journée sans I-pod  (celui-ci étant, en temps normal, mon meilleur ami).
Tout a commencé par ma séance de jogging matinal et je m’attendais à ce que la musique rythmée me manque terriblement. Pourtant, ce n’était pas le cas ; les oiseaux chantaient dans les arbres, les chiens jappaient dans le parc à chien et les enfants riaient en se rendant en file indienne à la garderie. Cliché? Peut-être. Mais tout ça a contribué à ma bonne humeur, et je remarquais beaucoup plus la nature qui m’entoure (même en plein Montréal).


Image prise ici

Dans le métro, une vieille dame a engagé la conversation avec moi. Elle était mignonne, elle me faisait penser à ma (défunte) grand-mère. À la pharmacie, en attendant ma prescription, j’ai pu jouer avec un enfant en bas âge, je l’ai fait rigoler, alors qu’habituellement, j’aurais eu soit les oreilles soudées  à mes écouteurs, ou bien les doigts glués au clavier de mon Blackberry.

Là, je profite de cette «tribune» pour faire une montée de lait (zen). Où est passé le respect dans les relations interpersonnelles?
Par exemple, on va prendre un café avec un(e) ami(e) qu’on ne voit pas souvent, et la dite personne passe son temps à check in, tweeter, facebooker, prendre une photo de son café, etc…Résultat? Aucune intimité et zéro concentration sur ce qui se passe en temps réel et dans la vie réel. Suis-je dépassée? Suis-je née à la mauvaise époque? En tout cas, moi je vote, et sans honte, pour le retour de la véritable présence.

« Mettre ton téléphone de côté et prêter attention à ceux qui te parles? Il y a une application pour ça. Ça s’appelle le "RESPECT".» Image prise ici

Prenez-vous des journées de congé de vos gadgets électroniques?
Si non, comptez-vous essayer?

Namaste,
Ariane.

Le journal d’Ariane : j’ai mal au Québec.

On ne se le cachera pas ; les derniers mois ont été particulièrment mouvementés.
La révolte étudiante a fait place à une révolte généralisée, un cri du coeur des Québécois qui n’en peuvent tout simplement plus de ne pas se faire considérer dans leur propre province.
Malheureusement, il faut parler de plus en plus fort pour (ne pas) se faire entendre.
Malheureusement, on se fait tapper dessus parce que nous exprimons nos opinions.
Malheureusement, on se fait gazer alors que tout ce que nous demandons, c’est de changer les choses pour un monde meilleur.

Je dois vous avouer qu’après 12 semaines de grève, la lecture de dizaines d’articles sur le sujet et la visualisation de centaines de photos d’une violence hors du commun,  j’ai excessivement de la difficulté à «garder mon zen».  Je me sens révoltée, révulsée, dégoûtée, découragée et j’en passe! Comme l’a si bien dit une amie ; «J’ai mal à mon Québec». Et maintenant, avec l’imminence du retour en classe, je suis extrêmement anxieuse; anxieuse de voir la suite se profiler, et pas seulement par principe égocentrique quant à la fin de ma session (et de mon baccalauréat).

J’espère que les milliers de voix qui se sont élevées pour protester contre le gouvernement ne se tairont pas de si tôt , j’espère que nous ne nous laisserons pas bâillonner, sur un continent supposé prôner la liberté d’expression. Je me questionne aussi énormément sur l’utilité de la paix, dans une telle situation et plus précisément sur comment répondre à la violence par la paix?

Image prise ici.

Bref, en ce temps de conflit généralisé, j’ai eu l’idée d’aller à la "pêche aux citations".
En voici quelques unes que je trouve particulièrement appropriées et inspirantes…

«En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.»
« Non-violence n’est pas soumission bénévole au malfaisant. Non-violence oppose toute la force de l’âme à la volonté du tyran. Un seul homme peut défier un empire et provoquer sa chute. »

« La non-violence a pour condition préalable le pouvoir de frapper. C’est un refrènement conscient et délibéré du désir de vengeance que l’on ressent. »

- Mahatma Gandhi.

« Je conçois la démocratie comme quelque chose qui donne aux faibles les mêmes possibilités qu’aux forts. »

-Nelson Mandela.

« La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit. »

«Si nous devenions violents, nous n’aurions plus rien à défendre.»
-Le Dalaï Lama.

Que pensez-vous de ce qui se passe au Québec en ce moment?
Connaissez-vous des bonnes citations sur l’espoir, la non-violence et la paix?