Vivre & laisser vivre (sur internet).

Ça me peine souvent de voir à quel point il est facile de réclamer de l’attention pour les mauvaises raisons sur internet, et d’ainsi renforcer l’aspect négatif de ce moyen de communication. Il semble que comme tout peut être dit , posté et même encouragé ici (je pense par exemple au vidéo du tueur Magnotta ou aux blogs pro-anorexiques) nous devons à tout prix tirer profit de ce pessimisme pour ainsi attirer le plus de regards sur nous et nos humbles opinions.

Bref, j’ai lu un article sur un blog que j’aime bien normalement dont je tairai le nom ici, qui m’a beaucoup déçue. D’abord parce qu’il s’agissait d’une critique gratuite qui pouvait faire du mal à beaucoup de gens (dont, indirectement, moi) et ensuite parce qu’elle n’avait pas vraiment de lien avec le mandat du blog en question. En gros, c’était une série de jugements faciles sur les «mièvreries» postées sur le web et de critiques rudes gratuites basées par exemple sur les lectures des gens.

Je trouve qu’il est trop aisé de se servir d’une telle plate-forme pour taper sur la tête de n’importe qui. Nous ne devrions jamais écrire sur le web des méchancetés que nous n’oserions formuler à la face des gens . Oui, c’est correct de rédiger des articles d’opinions si ils sont critiques et offrent une «solution». Je suis juste contre la démolition non-constructive et tout à fait gratuite qui semble être à la mode en ce moment. De plus, je vois mal comment on peut se sentir mieux et en paix avec soi-même en agissant ainsi. Est-ce vraiment gratifiant? Perso, je préfère donner le sourire aux gens et faire preuve d’un bien-être contagieux lorsque c’est possible, non? Oui, bien sûr, je ne suis pas Mère Thérésa et j’ai moi-même eu des moments moins glorieux mais bon ; vivre devrait aussi signifier évoluer.

Dans le règne animal (oui, j’écoute un peu trop Découvertes), certaines races d’animaux (les lions et les hyènes par exemple) s’entre tuent pour pouvoir se nourrir et survivre. Par contre, si on les élève sans qu’ils aient besoin de chasser, ils sont capables de devenir amis. Ma question est : ça sert à quoi de se frapper dessus ici, sinon à créer une guéguerre puérile de qui a le plus de "likes" et de commentaires ? Est-ce vital? Non. Alors peut-on vivre et laisser vivre, s’il-vous-plaît? 

(Ouuuuuh. La preuve que mes métaphores sont basées sur du vrai. Petit moment de "awwwwwwwwww".)

C’est peut-être moi qui suit trop idéaliste ou sensible. Mais je ne suis pas la seule. Et oui, nous pouvons choisir et sélectionner ce que nous lisons sur internet (et croyez-moi je serai plus sélective à l’avenir). Mais pour faire ça court, je suis vraiment fière d’écrire pour un blog qui a pour vocation d’aider les gens, même si cela signifie parfois d’écrire à propos de «mièvreries» illustrées par des phrases écrites sur fond bucolique.

Quel est votre opinion sur le sujet?
Avez-vous déjà été blessés par des propos tenus sur le web?

Comment rester zen face aux critiques.

Oh. Que j’ai hésité avant de rédiger ce billet. Je me disais qu’on allait me prendre pour une imposteur(e). Parce que parfois, je ne réagis pas très bien à la critique (lire ici que je réagis comme un bébé à qui on vole son jouet préféré). Mais j’essaie très fort, hen. Et bon, je ne crois pas être la seule. Ensemble, si on s’unit contre ce joli petit nuage noir de commentaires négatifs, on s’en sortira plus fortes, je le sais.

Alors voici ce qui je pense est en train de devenir mon guide de la parfaite jeune femme qui accepte la critique et qui continue d’avancer avec classe.

1. Admettre ses torts. Ah, ma partie favorite… nop. Mais il faut savoir que dès qu’une critique est constructive, que le commentaire est fondé et qu’il nous fait réfléchir sur notre façon de faire, il est important de l’accepter. De ne pas rager contre la personne, qui parfois a dû prendre son courage à deux mains pour passer le dit commentaire. Bon, ça fait mal, mais si c’est pour notre bien, on admet. Et on prend la responsabilité de nos torts. En aucun cas, il ne faut la reléguer à quelqu’un d’autre.

2. Exprimer ce qu’on a appris. Au moment même, c’est un peu plus difficile, quoique quand même faisable. L’important, c’est de montrer à la personne qui a critiqué que l’on a compris et que le commentaire peut-être déplaisant, mais véridique, nous a appris quelque chose. Que la prochaine fois qu’une telle situation se reproduira, on le gardera en tête afin de ne pas répéter la même erreur.

3. Apprécier l’échec, parfois. Avouez que souvent, on est très dures envers nous-mêmes. "Moi ce que je souhaite, c’est la perfection et rien de moins.". Est-ce que c’est la bonne façon de faire? Certainement pas pour moi. Parce qu’en essayant si fort d’être toujours la meilleure, je ne profite pas du processus derrière mes objectifs. S’il y a une chose que Gretchen Rubin m’a apprise, c’est bien "Enjoy the process". C’est ce qui fait qu’on réussisse ou non, on aura eu du plaisir quand même. Et les commentaires négatifs, il y en aura toujours. Alors on accepte, on sourit et on continue.

Quels sont vos trucs à vous pour accepter la critique, et rester zen?

Photo dénichée sur Pinterest.