
Je vous l’ai déjà dit, j’entre en mode detox, mais pas juste physique. En fait, ce sera surtout psychologique. Parce que ça fait du bien, de nettoyer son esprit de ses pensées noires. De faire du ménage dans sa tête, dans ses armoires et dans ses dossiers courriels en même temps. Et surtout, de prendre ce qui nous tire beaucoup trop d’énergie, d’en faire une belle grosse balle et de la lancer bien, bien loin.
Un long jogging matinal plus tard et je revenais avec des idées précises de ce qui deviendrait les bases de mon ménage psycho-phobo-cranien. Ça vaut la peine parfois, de se perdre dans les rues de son quartier pour finir son 10 km!
Et tout ça, ça se fait en 3 étapes simples. Oui, oui.
D’abord, on comprend la peur. Ça semble facile à dire comme ça, mais croyez-moi, c’est le plus dur. De comprendre vraiment, de trouver ce qui est tangible là-dedans, de faire le tour pour bien voir sur tous les fronts ce qui nous fait vraiment peur dans une situation précise, c’est pas si simple. Par exemple, je sais que j’ai toujours une totale peur que mes clients ne soient pas satisfaits de mon boulot. Juste ça, juste comprendre que le p’tit pincement que j’ai lorsque je reçois un courriel après avoir envoyer un projet, ou le temps que je mets à tourner un texte dans tous les sens pour m’assurer que tout est ok parce que mon ventre veut exploser, ça vient de cette frousse-là, c’est beaucoup.
Ensuite on la décortique. Qu’est-ce que je ressens exactement, lorsque j’ai cette peur qui me prend dans les trippes? Lorsque je me dis "Oh non, non, non, non, je ne veux pas du tout vivre/revivre ça!"? Quelle est l’étape #1, puis la #2, puis la #3 dans le processus? C’est Gabby Bernstein (ah, qu’on l’aime!) qui a donné ce petit truc lors d’une de ses méditations : lorsque quelque chose nous fait peur, on doit le voir de façon objective, comme n’importe quoi d’autre, comme une personne qu’on ne connaît pas et qu’on croise comme ça, sur le coin de la rue. De garder un distance rend tout beaucoup plus facile. De me dire "Ok, là j’ai peur de la confrontation. J’ai peur que telle personne ne soit pas ok avec ce que j’ai dit et le prenne mal et hausse le ton.". Avouez que dit comme ça, on se calme presque d’un coup!
Et puis, on essaie de trouver d’où elle vient, ou du moins, ce qui la crée. Rendu à cette étape-là, c’est presque gagné. On sait de quoi on a peur, on sait ce qu’on ressent lorsque ça se met en branle, il ne reste qu’à mettre le doigt sur le déclencheur et c’est all good. Ça peut être un truc qu’on s’est fait dire quand on était gamin, ou alors une situation qu’on a vécu récemment qui nous a vraiment traumatisée. Et ça peut être un ramassis de plusieurs trucs, qui ensemble, font un melting pot de malaise. À partir de maintenant, c’est propre à chacun, mais au final, dès qu’on sait ce qui enclenchera le tout, on est beaucoup plus à même de jouer aux grandes personnes et de prévenir plutôt que de guérir.
C’est bien beau tout ça, mais maintenant, à l’attaque!