J’ai bien réfléchi à tout ce poids que je me mets sur les épaules, et j’ai fini par comprendre qu’il y a un lien à faire entre l’égo et le lâcher-prise. Je m’explique ; quand, par exemple, un ami ne va pas bien, je peux faire des pieds et des mains pour que cette personne aille mieux. Si je ne réussis pas à le «sauver», je me rabaisse en me disant que tout est de ma faute.
Comme on le dirait en bon français (ah!) WOOOHHHHH BAAAACKKKKKKKKKKKKK, Ariane !! Je me donne une importance telle que je blâme tout sur ma petite personne. Peut-être qu’il serait temps de m’éloigner de mon nombril, pour mon bien et pour celui des autres! Oui, c’est très bien de faire mon possible pour aider mes proches, tant que ça ne me fait pas couler vers le fond moi aussi. Et quand je ne réussis pas à les «guérir» de leur mal (ce qui est tout à fait NORMAL, car je ne suis pas magicienne), et bien, je devrais avoir la satisfaction d’avoir fait mon possible et surtout, je devrais lâcher-prise et me dégager de toutes responsabilités à l’égard des autres. Je me donne comme mission que ceci devienne un automatisme, parce que là, franchement, je m’insupporte!
On ne parle pas ici de je-m’en-foutisme ; bien sûr que non! Je peux être très consciente de comment mes proches se portent mais sans me blâmer pour TOUT!
Êtes-vous capable d’exercer un lâcher-prise face au malêtre des autres?
De vous déconnecter de votre égo?












