(Quand tu réaliseras à quel point tout est parfait, tu renverseras ta tête vers l’arrière et te moqueras du ciel. – Bouddha. )
Vous avez probablement remarqué ce phénomène des heureux (et moins heureux) hasards. Par exemple, je cherche, personnellement, à me débarrasser de mes problèmes de dépendance affective. Je m’explique : j’ai toujours besoin d’une béquille émotionnelle, qu’elle soit amicale ou amoureuse, comme si je ne pouvais pas m’en sortir par moi-même par temps difficile. Et bien, la vie est si bien faite (!) que les gens déprimés sont de véritables répulsifs pour les gens heureux; vous êtes de bonne humeur et tout va bien? BOUM! Vous avez plein d’amis et de connaissances! Vous n’allez pas bien et avez besoin de temps pour vous relever d’un (ou de plusieurs) coup(s) dur(s)? TADAM! Vos amis fuient comme si vous souffriez d’une maladie contagieuse et il ne reste plus qu’à regarder vos problèmes en face et les affronter.
Tout ceci, à première vue, peut paraître bien triste. Quand j’ai remarqué ce phénomène, ma première réaction était de traiter les gens d’égocentriques et de bouder dans mon coin, ajoutant ainsi la déception et la rancune à mon état déjà fragile. Pourtant, si on prend la peine de bien y réfléchir ; tout est parfait ainsi. Si les gens qui vont bien fuient, inconsciemment, les gens qui vont plus mal, c’est peut-être par instinct de survie, pour ne pas se laisser traîner vers le fond…mais c’est peut-être aussi une bonne chose, du moins, dans mon cas. Si je suis dans un si piètre état, c’est en grande partie parce que je dois absolument régler mes problèmes de dépendance affective et apprendre à apprécier la solitude…mais surtout, apprendre à être heureuse par et pour moi-même.
Je ne sais pas si vous me suivez? Si vous avez déjà observé ou vécu ce phénomène? Mais je suis persuadée qu’après les temps plus difficiles et nuageux des derniers mois, quand le ciel se dégagera pour moi et que le soleil pointera le bout de ses rayons, les gens qui se trouveront au bout de mon chemin seront les bons. Qu’importe si je perds des connaissances en même tant que je laisse derrière un lourd bagage émotif ; c’est pour le mieux.









