Opération bonheur : assumer son corps.

aba84e4696e025b1db3eac345a1ff7d9

(Souris tu es belle -beau-!)

J’ai toujours été contradictoire quand il est question de (mon) poids. J’ai longtemps été en-dessous du poids santé et, même si ça n’était pas sain, je m’efforçais d’y rester. Sauf qu’à la fois, je regardais les femmes comme Dita Von Teese ou Scarlett Johansson et j’enviais leurs courbes toutes féminines.

Une de mes amies (qui avait pas mal la même vision de son corps que moi du mien) et moi avons, il y  a quelques temps, décidé d’arrêter de surveiller nos poids et de se laisser aller à gagner quelques formes. Nous continuons de faire du sport mais jamais excessivement et nous mangeons bien tout en nous permettant quelques excès (allô, la poutine).

J’ai donc gagné plus d’une dizaine de livres, pour enfin atteindre un poids convenable pour ma grandeur. Et, même si je trouvais ça honnêtement difficile sur la balance, je suis fière de mes nouvelles courbes. J’ai l’air beaucoup plus en santé (parce que je le suis) et je suis beaucoup plus chiks en bikini.

Ça a l’air bien superficiel, mon affaire, mais au contraire, c’est très psychologique. L’industrie de la mode et les médias nous inculquent tellement de modèles qui ne sont pas atteignables (et oui, Dita et Scarlett sont inclues là-dedans) qu’il est facile de s’y perdre, d’angoisser sur notre image corporelle. Il faut apprendre à s’assumer, à se laisser aller un peu, à rester en santé mais à se gâter ; je n’étais ni faite pour être maigre, ni faite pour être voluptueuse, mais vous savez quoi? Mon entre-deux me plait énormément!

Trois petits trucs pour vous aider :

1: On cache ou on jette notre balance. 
La balance, c’est le démon. Et honnêtement, on le voit bien si on gagne/perd du poids juste en enfilant notre paire de jeans pref’. À quoi bon y mettre un chiffre ?

2: Entre copines, on arrête de se plaindre.
Vous magasinez avec votre meilleure amie? Défense de s’auto-rabaisser devant elle. Pas de «ah, r’garde, j’ai un bourrelet ici, mes cuisses ont l’air grosses, j’ai pas assez de seins, etc». F-I-N-I!

3: On s’achète de la belle lingerie.
On va se dire les vraies affaires, même si personne ne la voit sauf nous, porter de la belle lingerie, c’est bon pour le moral et ça aide à se sentir bien! En boni, vous pouvez aussi faire le grand ménage de votre tiroir à sous-vêtements et vous débarrasser pour de bon de ce qui ne vous fait pas depuis 3 ans.

Souffrez-vous de problèmes d’image corporelle?
Comment comptez-vous les surmonter?

Pardonner et laisser aller.

Même les personnes les plus zen ont, je crois, un «talon d’Achille sentimental», un point sensible qui provoque de la douleur ou de la colère. Dans mon cas, ce sont les amitiés qui se meurent douloureusement. Car un ami qui a été proche de nous est le mieux placé pour nous blesser : il sait où viser exactement pour que ça fasse mal. C’est triste à dire, mais c’est tout de même quelque chose que j’ai vécu quelques fois, surtout ces deux dernières années : on prend chacun un chemin différent et au lieu de s’éloigner tranquillement il y a des déchirements, des coups bas, etc… En effet, il est souvent difficile de ne pas répliquer quand on nous insulte ou nous blesse, et c’est le sujet de plusieurs de mes méditations ces jours-ci.

(«Garde en tête : la vraie mesure d’un individu se mesure selon sa façon de traiter une personne qui ne lui fait absolument aucun bien.» Image prise ici.)

Sur le coup, dans le feu d’une discussion où le ton hausse, il est excessivement ardu de garder son calme, d’inspirer, d’expirer, de se retenir de crier. Et je l’admets, j’ai souvent dit des choses que j’ai regrettées par la suite. Mais ce qui compte, c’est d’apprendre de ses erreurs. D’apprendre à admettre ses torts, à se faire pardonner mais surtout…à pardonner.

Même si une relation amicale est brisée à jamais, il est important de faire la paix avec la situation, de se remémorer les bons moments et d’en retenir une leçon. Dans mon cas, tout se fait par l’écriture : j’écris des lettres que je ne remettrai pas mais où je parle à l’autre parti impliqué. C’est libérateur! Ou alors, je pratique une méditation toute simple : j’inspire en me disant « je pardonne » et j’expire en me disant «je laisse aller» .

Avez-vous des trucs et astuces pour faire la paix?
Pour apprendre à pardonner?