
(«Sois toujours toi-même.»)
Je suis persuadée que je ne suis pas la seule à avoir perpétuellement cette impression de toujours vivre ma crise d’adolescence. Je m’explique : malgré mon âge vénérable de 24 ans (et demi), je vis toujours ma quête d’identité au quotidien. Oui, c’est normal d’essayer des trucs, de revenir sur nos pas pour prendre un chemin différent, d’avoir souvent l’impression de tourner en rond. Mais j’ai récemment réalisé que, trop souvent, j’essaie d’être quelqu’un que je sais pertinemment ne pas être vraiment, et je souffre du «syndrome de l’imposteur».
Ces dernières années, j’ai tout essayé ; être une fille de party, être une végétarienne pro-yoga et méditation, être 100% sobre, être en couple sérieux et même fiancée, m’essayer aux relations sans attaches, etc, etc. Et, dans tout ça, rien n’est vraiment «moi». (Oui, je sais, selon l’ego bouddhiste, il n’y a pas vraiment de «soi», ou, du moins, ce dernier est malléable et constamment en changement.)
Le fait est que je consacrerai mon mois de mai à l’authenticité. À être 100% moi pour ME plaire, et cessez de me plier en quatre pour essayer d’être ce que les autres voudraient que je sois. Parce qu’à la fin, cela me rend terriblement malheureuse, et je me perds.
Par quelles étapes vais-je y arriver?
1. Assumer que je suis fondamentalement quelqu’un d’awkward en public.
Plusieurs événements récents ont fait que je suis arrivée à cette conclusion, et, au départ, j’en étais très anxieuse. (J’en parlerai d’en un prochain article.) Mais bon, je suis comme ça, ça fait mon charme, alors, J’ASSUME!
2. Assumer que personne ne peut être parfait, et donc que JE ne peux pas me être parfaite.
Je me mets énormément de pression pour atteindre la perfection. Je me donne des objectifs impossibles à atteindre, pour ensuite m’en vouloir à mort quand je ne les atteints pas. ÇA SUFFIT!
3. Assumer que je ne peux pas plaire à tout le monde, et que c’est correct comme ça.
Ma définition de ce que je voudrais être change selon la personne avec qui je suis. Je sais, c’est un peu pathétique, mais je sais que je ne suis pas la seule à souffrir du «syndrome du caméléon». Mais peu importe l’énergie que je mets à essayer de plaire à tout le monde…je n’y arriverai jamais, car c’est impossible. Alors, JE CESSE.
Avez-vous déjà vécu ce syndrome de l’imposteur?
Comment s’en sort-on selon vous?
PS: Je n’ai pas fait de retour sur mon opération bonheur du mois d’avril, comme il s’agit d’un projet à long terme.